L'eau est partout et elle est vitale. Elle est donnée et pourtant elle est précieuse.
Les penseurs de la Chine ancienne ne se sont pas arrêtés à ces banalités. Ils ont médité sur ce que l'eau offre à notre observation et sur ce qu'elle nous apprend au-delà des apparences.
Qu'ils aient été confucéens, taoïstes ou autres, ils ont tous été frappés par ce que leur apportait la considération de l'eau en ce qui concerne la compréhension de la vie et de l'ordre naturel, une compréhension qui les aidait à mieux orienter leur vie personnelle.
Selon leur sensibilité, ils ont insisté sur tel ou tel aspect. Mais toujours l'eau éveille en chacun une résonnance profonde avec à la fois sa vie intérieure et sa vision du monde.
Tenace et indestructible, l'eau prend toutes les formes sans en garder aucune; elle passe de l'état liquide à l'état vaporeux ou solide. Elle devient la grande métaphore des transformations vitales et la métaphore par excellence du souffle sans forme et invisible.
Rien ne détourne un fleuve de son rendez-vous avec la mer, et pourtant son trajet n'est jamais rectiligne. Elle nous enseigne la souplesse et la constance.
Quelle soit, naturellement, sans couleur, sans saveur, sans odeur n'en fait il pas l'expression la plus parfaite de la Voie, sans qualité et sans Rien ?
Nous proposons une promenade à travers des textes choisis dans des auteurs différents, mais tous ayant exercé une grande influence sur la formation et l'évolution de la pensée chinoise. En lisant et expliquant ces textes (fournis aux participants) nous verrons comment l'eau nous aide à saisir la profondeur et la subtilité de l'approche chinoise du vivant et à en faire usage pour la réalisation de soi comme pour une meilleure connaissance de la Chine, de sa pensée et de sa médecine.
L'eau, fille du Grand Un, prend également sa place sur terre comme représentant le yin, en couple avec le feu. Elle devient l'un des Cinq éléments (ou agents).
En médecine, elle est l'un des composants essentiels de l'organisme se manifestant sous la forme de divers fluides, mais aussi le grand modèle des circulations du corps (méridiens et autres) comme celui de la vitalité exprimée en sang et souffles (xue qi).
Parmi les textes sélectionnés : Laozi, Zhuangzi, Mencius, Xunzi, Zhang Zai, Shujing, Huangdi Neijing, etc. Les textes sont fournis aux participants en traduction et en chinois.