Dans le cadre d'une série de séminaires consacrés à l'Entretien de la vie (yang sheng), l'E.E.A. consacre une nouvelle journée au grand penseur taoïste Zhuangzi (IVe siècle avant J.C.).
Le chapitre deuxième du Zhuangzi présente la relativité de toute chose, y compris de la connaissance, du langage et de la raison.
La connaissance dépend de la perspective dans laquelle on se place; or nous sommes toujours une personne particulière, dans un environnement spécifique; nous avons toujours une perspective et notre connaissance est donc toujours incomplète et faussée.
Le langage prétend exprimer la réalité en fonction de la raison humaine. En fait, il crée le monde (noms et réalités) qu'il prétend dire. Quelle utilité a-t-il alors pour pénétrer la vraie nature des choses ? Au nom de quoi porte-t-il des jugements de valeur ?
La raison est elle-même relative puisqu'elle s'appuie sur une connaissance limitée et prétend discuter de l'incommensurable.
L'homme est-il ainsi absolument limité ? Ou a-t-il un accès à cet incommensurable au-delà de sa connaissance, de son langage et de sa raison ?
Cet accès n'est-il pas l'immersion totale dans l'évolution cosmique, dans les transformations de la vie, dans la Voie (dao) ?
L'analyse et la critique de Zhuangzi reste encore aujourd'hui d'une grande actualité. Elle nous aide à mieux saisir les problèmes inhérents à la connaissance.
Ces réflexions sont indispensables à tous ceux qui sont dans une recherche profonde et sincère de la connaissance pour prendre soin de sa vie et de celle des autres.
Elles sont aussi nécessaires à tous ceux qui continuent à travailler sur eux-mêmes, sur leur mental et leur esprit.
Le texte, dans la traduction française de Jean Lévi et en chinois, est fourni aux participants.